Le Ministère de la Sécurité au cœur d’une affaire de détournement de « frais de mission »

 

La mission de la Ministre de l’Education Nationale à Djibo a révélé la vraie face d’un autre ministère à savoir celui de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité Intérieur. En effet, lors de cette mission, les policiers qui avaient été affectés à la sécurité de la Ministre de l’Eduction Nationale sont tombés des nus à la découverte de leur frais de mission.

La subtilisation de « frais de mission » ou autres « per diem » n’est pas un phénomène nouveau dans le pays des hommes intègres. Mais quand cela touche certains domaines, il y a de quoi à s’inquiéter.

Le Journal SIDWAYA est revenu longuement sur le cas dont il est question dans son n°8334 du Mercredi 1er février 2017. Il en ressort que le groupe des policiers (issues de deux unités spéciales de la police Nationale) qui ont assurés la sécurité du cortège de la Ministre de l’Education Nationale pour sa mission à Djibo dans le Sahel n’ont reçu que « 5000 f » chacun pour une mission de deux jours. Le Plus écœurant dans cette affaire est que le MENA avait prévu de payer directement les policiers la somme de « 30.500 f » par policier. Leur Ministère de tutelle à savoir le Ministère de la Sécurité aurait intervenu pour disposer de la somme en vue de faire une redistribution de « 5000 f » par policiers.

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De telles attitudes contribuent à saper le moral et l’engagement de nos troupes surtout dans le contexte qui est la nôtre. Nos forces de défense et de sécurité travaillent déjà dans des conditions très difficiles, alors un tel comportement venant de leurs propres hiérarchies ne fera que briser d’avantage la confiance déjà fragilisée par des situations antérieures.

IL est donc du devoir du Ministre de la Sécurité Simon Compaoré d’apporter les éclaircissements nécessaires, au mieux remboursé la sommes réelle aux policiers consternés si les faits sont avérés. Nos policiers et nos militaires doivent être plus que jamais mieux traités car ça y va de notre sécurité. La lutte contre le terroriste ne peut atteindre des résultats probants si « nos anges gardiens » sont toujours confrontés à ce « mic mac ».

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