Comment est né le 1er Mai, Fête du travail ?

 

Un petit historique de la Fête du travail

Le 1er Mai vient en réalité des États-Unis. Le 1er mai 1886, une grève généralisée – suivie par près de 350.000 travailleurs – paralyse un nombre important d’usines outre-Atlantique. Les salariés réclament la journée de travail de 8 heures mais les patrons s’y opposent. La contestation est particulièrement vive à Chicago, dans l’Illinois. Le 3 mai, environ 10.000 ouvriers grévistes se massent devant les usines pour protester contre les briseurs de grève et les conspuer. La police charge alors la foule puis l’armée intervient, faisant 6 morts et de nombreux blessés. Le lendemain, un meeting de protestation réunit près de 150.000 personnes. La ville est en état de siège et une bombe explose tuant 15 policiers. Si les manifestants obtiennent gain de cause, le bilan est lourd avec plus de dix morts du côté des travailleurs.
Trois ans après les émeutes de Chicago, en 1889, l’International socialiste se réunit à Paris et adopte le 1er Mai comme «journée internationale des travailleurs».
1947: le 1er Mai devient chômé et payé

Le 23 avril 1919, le Sénat français ratifie la journée de 8 heures et fait du 1er mai de l’année suivante, à titre exceptionnel, une journée chômée. Depuis, le premier jour du mois de mai est resté la journée internationale des revendications salariales et des défilés des travailleurs dans le monde entier.
En 1941, sous l’occupation allemande, le maréchal Pétain décrète le 1er mai comme «Fête du Travail et de la Concorde sociale». À partir de cette année-là, l’expression «Fête du travail» remplace celle de «Fête des travailleurs». Aujourd’hui, la Fête du travail est un jour chômé dans la quasi-totalité des pays.

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