Nouvelle immatriculation au Burkina : qu’est-ce qui change ?

Depuis le n9 juillet 2019, Les autorités burkinabés ont entrepris une vaste opération d’immatriculations des véhicules automobiles. Face à la menace terroriste et aux fausses immatriculations, il était impérieux selon Vincent Dabilgou, ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, de mettre en place un nouveau système d’identification avec un code de sécurité

Selon Vincent Dabilgou, il était plus qu’urgent d’assainir le parc automobile au moment où le pays fait face à l’insécurité et au terrorisme. «Le système était obsolète et était dans une situation où on ne peut pas gérer une base de données très correcte. Nous avions aussi des faussaires dans le système et qui ont produit beaucoup de plaques d’immatriculation, qui ne nous permettaient pas de pouvoir les identifier. Aujourd’hui, avec ce système, nous sommes plus à l’aise pour authentifier, pour pouvoir les identifier à distance. C’est vraiment l’un des points forts de cette réforme qui nous permet de mieux sécuriser les citoyens et l’ensemble du processus d’immatriculation de notre pays», souligne le ministre.

Cette opération de nouvelle immatriculation concerne toutes les voitures et motocyclettes en circulation au  Burkina et tous les détenteurs de véhicules automobiles résident au pays des Hommes intègres ont un délai de  trois ans pour se faire établir de nouvelles cartes grises et de nouvelles plaques d’immatriculation.

Le projet selon Vincent Dabilgou, vise à réduire significativement la fraude et la contrefaçon par la délivrance de titres de transport aux standards internationaux et en format cartes ID sécurisées, à ré-immatriculer le parc de véhicules à réduire les délais de délivrance des titres de transport etc.

Toujours selon le ministre des Transport, les cartes grises et les permis de conduire au Burkina étaient devenus l’objet de faux et de falsification. Et les conséquences en sont énormes : insécurité routière, publique et juridique, perte de crédibilité de l’Administration, évasion de recettes fiscales et fiscales etc.


Le nouveau système comporte des innovations majeures selon Vincent Dabilgou qui a au cours de sa conférence de presse le 14 août dernier, indiqué sa satisfaction dans la délivrance des nouveaux permis de conduire sécurisés. En effet selon le chef du département ministériel en charge des Transports, 108.345 permis de conduire sécurisés ont été délivrés à ce jour.

La première innovation se rapporte au système d’immatriculation. En effet conçu pour présenter à vue d’œil une différence marquée d’avec l’ancien système et pour durer au besoin. Les différences résident dans les fonds de plaques, dans le système de numérotation et dans la disposition des symboles du numéro d’immatriculation. Le système permettra à termes, d’immatriculer plus de 61.089.856 véhicules et cycles. Ce qui représente un taux d’équipement motorisé de 339 véhicules pour 100 habitants.

Le second aspect concerne les nouvelles cartes grises. Il a été mis à la disposition des citoyens, des documents aux standards internationaux, facilement «rangeables» et transportables, authentifiables à distance et sécurisés. La troisième innovation porte sur les plaques d’immatriculation.

Elles sont également sécurisées et identifiables à distance. En outre, contrairement aux anciennes plaques qui comportaient deux feuilles et ne résistaient que très peu aux intempéries et aux actions extérieures, les nouvelles plaques sont d’un seul tenant, tout en aluminium et le mode d’impression garantit la permanence et la stabilité des inscriptions.

Source : FASOZINE

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