Attaque meurtrière à SOLHAN, une stratégie bien rodée des terroristes complique la tâche aux Forces de l’ordre

Vingt quatre heure après les tueries de Solhan qui affichent désormais un bilan officiel de plus de 160 morts, la riposte des Forces de Défense et de Sécurité se bute sérieusement à un groupe terroriste futé en nombre et en stratégie.

Il était environ 21h, heure locale, lorsque ces groupes armés terroristes sont revenus dans le village de Solhan, visé la nuit précédente par une attaque qui a fait plus d’une centaine de morts. Ils étaient nombreux, certaines sources parlent d’au moins 200 combattants.

Selon nos sources, ils se sont scindés en trois groupes. Le premier a eu un accrochage avec les soldats burkinabè dans le village de Baniaba, non loin de Solhan. Pour empêcher les soldats burkinabè de progresser, ces hommes armés ont placé sur les routes des engins explosifs improvisés.

Le deuxième groupe est rentré à Solhan. C’est ce groupe qui a poursuivi les pillages et l’incendie de tout ce qui était encore resté comme biens matériels sur place. Ils sont restés dans le village pendant plusieurs heures, avant de repartir, selon nos sources. Quant au troisième groupe, il s’est dirigé vers Mansila, ce qui fait craindre une autre attaque dans cette zone, dans les jours à venir, selon nos sources.

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Le deuil national a été suivi dans la capitale. Les drapeaux ont été mis en berne au niveau de l’administration publique. Ce n’était pas l’ambiance des grands jours, surtout de fin de semaine à Ouagadougou. Les maquis, restaurants, bars et autres ont ouvert leurs portes, mais il n’y avait pas de musique.

Les radios musicales de la capitale ont modifié leur programmation pour faire place à une musique plus douce… La soirée de clôture du festival Jazz à Ouaga, l’un des plus grands festivals de jazz en Afrique, qui devait se dérouler à l’Institut français de Ouagadougou, a été tout simplement annulée et reportée à mardi prochain.

Source : RFI et Cosmos Ouaga

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