Sommet du G7 : un bilan à plusieurs facettes

Ce G7 a été un grand succès, selon les dirigeants, mais les actes nécessaires pour la mise en œuvre de leurs multiples décisions doivent encore être mis en place, rapporte notre envoyée spéciale en Cornouailles, Clea Broadhurst. 

Ce sommet de trois jours en Cornouailles, dans le sud-est de l’Angleterre, était très attendu par les dirigeants des pays qui forment le G7. Et c’est la présence de Joe Biden, le nouveau président américain qui a permis de donner « un nouvel élan » à ce G7, comme l’a expliqué la chancelière allemande Angela Merkel. Une unité retrouvée, comme le démontre le communiqué final.

Les États-Unis, le Canada, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie, la France et le Japon se sont engagés dans la lutte contre la pandémie de coronavirus avec un milliard de doses de vaccin qui seront distribuées lors des deux prochaines années dans une centaine de pays. Un plan pour réduire le délai pour développer de futurs vaccins et traitements va également être mis en place.

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Accélérer sur le climat

L’urgence climatique va aussi faire l’objet d’un plan d’action dont le but est de limiter l’augmentation des températures en dessous de 1,5 °C par rapport à l’ère pré-industrielle.

Les grandes puissances veulent presser le pas, sans toujours se donner d’objectifs précis. Les pays du G7 soutiennent l’idée d’une « révolution verte » créatrice d’emplois et permettant de limiter le réchauffement à 1,5 degré, seuil au-delà duquel les scientifiques estiment que le changement climatique deviendra incontrôlable. Ils s’engagent à devenir neutre en carbone au plus tard en 2050 et à réduire de 50% ses émissions de CO2 d’ici à 2030, par rapport à 2010.

Unis face aux défis de la Chine et de la Russie

Sur le plan diplomatique, les pays du G7 s’en sont pris à la Chine qu’ils appellent à respecter les droits humains et se sont mis d’accord pour mettre en œuvre des solutions pour contrer les nouvelles routes de la soie chinoises.

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Le G7 est un « ensemble de démocraties » qui veut « travailler avec la Chine sur tous les sujets mondiaux » malgré les différends, a déclaré le président français dimanche après-midi à la fin du sommet.

Quant à la Russie, les pays du G7 appellent Moscou à cesser toutes activités déstabilisatrices. Un message que Joe Biden répètera certainement à Vladimir Poutine mercredi prochain à l’occasion de leur rencontre prévue à Genève.

Le G7 n’est pas un club hostile à la Chine

Joe Biden

À l’issue du G7 et à la veille d’un sommet de l’Otan lundi, Emmanuel Macron a proposé au président américain Joe Biden que l’Europe et les États-Unis construisent ensemble « un nouvel agenda de contrôle des armements », notamment sur le sol européen, en discussion avec les grandes puissances voisines – allusion, sans la citer, à la Russie. « J’ai proposé au président Biden et à Boris Johnson de travailler d’abord entre alliés puis, avec nos principaux voisinages, de construire un nouvel agenda de contrôle des armements. Il est essentiel de retrouver une culture internationale de la maîtrise des armements », a déclaré le président français.

Je pense qu’il était essentiel de retrouver une culture internationale de la maîtrise des armements..

Source : RFI

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