Conditions de vie et de travail des journalistes des médias privés : un comité ad hoc se penche sur la question

Les membres du Comité ad hoc composés des journalistes des médias privés ont organisé une conférence de presse le 10 Aout 2021 au centre de presse Norbert Zongo pour se pencher sur les conditions de vie et de travail des journalistes, notamment ceux des médias privés. Objectif : interpeller les Patrons de presse sur leur responsabilité.

Pratiquement une année après sa dernière sortie, le comité ad hoc pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des journalistes des médias privés revient à la charge. Cette deuxième sortie a permis aux membres de faire le bilan de la lutte menée depuis la mise en place de ce cadre.

Au point des acquis engrangés, le comité se félicite de l’adhésion de certains Patrons de presse à la lutte et des confrères des médias publics. L’audience avec Alassane KARAMA, le directeur général des Médias le 24 juin 2021 montre que les autorités ont commencé à s’imprégner de la situation.

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Toujours dans l’objectif de trouver des solutions aux conditions de travail des journalistes du privé, le Ministre de la communication d’alors, Remis Dandjinou avait promis commanditer une étude pour mieux comprendre la situation. Jusqu’à présent ces études se font attendre selon les membres du comité.

Dans le fond, rien n’a changé concernant les conditions de vie et de travail. Les journalistes des médias privés continuent de souffrir le martyr dans l’exercice de leur fonction, dixit la déclaration liminaire des membres du Comité ad hoc.

L’absence de contrat de travail, la non application de la convention collective, l’absence de plan de carrière, la non-souscription à la CNSS et le manque de couverture sanitaire sont des préoccupations qui souffrent toujours d’un manque de résolution.

Selon Phill Roland ZONGO, un membre du Comité, les hésitations de certains confrères à rejoindre le mouvement ralentissent la lutte. Pour lui « les journalistes ne doivent pas avoir peur de défendre leurs intérêts » malgré les intimidations de certains Patrons de presse.

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Le comité ad hoc s’encourage également d’avoir le soutien des organisations syndicales comme le SYNATIC (syndicat National des Travailleurs de l’Information et de la Culture), la CGT-B (Confédération Générale des Travailleurs du Burkina) et l’AJB (l’Association des Journalistes du Burkina).

Présent à la conférence de presse, le Secrétaire Général Adjoint du SYNATIC Aboubacar SANFO parle de « misérabilisation » des journalistes du privé par les Patrons de presse.

La question de la carte de presse des journalistes a été également abordée au cours de la conférence. Le comité ad hoc encourage les Journalistes à s’octroyer la carte de presse qui est un début de solution pour l’assainissement du milieu.

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