Transition du MPSR : nous ne devons pas faire les mêmes erreurs du passé

Le vin est tiré il faut le boire. Un coup d’état peut être mal vu , mais la situation du Burkina Faso était telle que les militaires restaient le seul recours pour sauver le peuple d’une gouvernance belliqueuse, opprimante, restrictive des libertés individuelles et collectives, arrogante et sans probité.

Dès lors qu’un ministre nommé par un Président démocratiquement élu s’arroge le droit verbal pathétique de déclarer que le gouvernement n’a pas d’explications à donner au peuple, c’est clair et net que les jours de ce pourvoir étaient comptés.

Le Lieutenant-colonel DAMIBA présente un bon profil pour restaurer l’intégralité territoriale du pays, et ramener la paix, la quiétude et l’entente entre les fils et filles d’une même nation. Cependant soyons prudents, on ne dirige pas un pays avec un profil. La gestion d’un État est très complexe et tient compte de plusieurs paramètres à la fois.

Le colonel lui-même doit être d’abord intègre et juste et s’entourer d’une équipe dont les composantes sont également connues pour ces qualités.

Parlant d’équipe, nous devons éviter de tomber dans les revers du passé. L’erreur qu’on ne doit plus commettre, c’est de donner des postes de responsabilité ou des privilèges spécifiques à des activistes et autres beaux parleurs de plateaux télé qui ont participés activement à la lutte. Il y’a déjà certaines propositions dans ce sens qui circulent. Chacun doit rester dans son rôle.
Le long mutisme du Mouvement balai citoyen par rapport à la gouvernance de Roch est la conséquence directe de cette erreur. La delapidation des deniers public pendant la transition de 2015 est également une preuve tangible de la dangerosité de ce genre de choix.

Cette gouvernance du MPSR ne sera pas parfaite, d’ailleurs aucune gouvernance ne l’est dans le monde. De ce fait, nous devons toujours maintenir l’éveil citoyen. Les OSC, les activistes, les lanceurs d’alerte doivent s’éloigner de toute instance dirigeante ou parlementaire de la Transition. Chaque acteur doit rester dans sa mission, ce n’est que par cette attitude que nous allons aider le Burkina Faso et le Président de la Transition a s’en sortir dignement de cette situation qui ne sera pas du tout une partie de poker.

Assane BAGAYA

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