Lors de son entretien avec la presse nationale et internationale diffusé le dimanche 28 septembre 2025 sur la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB), le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a surpris l’opinion par une déclaration imagée. À un moment clé de l’interview, le chef de l’État a évoqué « l’apparition d’un Albinos noir », sans apporter davantage de précisions. Cette formule a immédiatement suscité interrogations, analyses et commentaires. Mais que cache réellement cette expression singulière ?
Une métaphore enracinée dans la culture locale
Originaire de la région de l’ex-Boucle du Mouhoun, le capitaine Traoré a puisé dans le répertoire linguistique et symbolique de sa zone natale. Dans cette partie du Burkina, l’expression dioula « gomblê fîhma », littéralement traduite par « l’Albinos noir », est couramment utilisée pour annoncer un événement hors du commun. Il s’agit d’une manière métaphorique de désigner une situation exceptionnelle, inattendue et sans précédent.
Ainsi, lorsque le président du Faso déclare que « l’Albinos noir va apparaître », il ne s’agit pas d’une formule isolée mais bien d’une référence culturelle ancrée dans son terroir. Derrière cette image, il invite les Burkinabè à se préparer à vivre des réalisations inédites, susceptibles de marquer un tournant dans l’histoire du pays.
Des chantiers de développement en cours
Au-delà du symbole, Ibrahim Traoré a profité de son passage à la télévision nationale pour aborder plusieurs projets stratégiques. Parmi eux figure la construction d’une usine d’armement, un chantier déjà bien avancé et qui, selon le chef de l’État, est en phase d’opérationnalisation. Ce projet s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer l’autonomie sécuritaire du Burkina Faso dans un contexte marqué par la lutte contre le terrorisme.
Le président a également laissé entendre que d’autres « surprises » sont en préparation, sans toutefois en dévoiler la nature exacte. Ces projets seraient, selon lui, d’une ampleur telle qu’ils pourraient surprendre même les plus sceptiques et renforcer la confiance des citoyens dans les capacités de résilience et d’innovation du pays.
Une invitation à l’espérance collective
Tout au long de l’entretien, Ibrahim Traoré a exprimé une grande satisfaction quant aux efforts consentis par les Burkinabè sur différents plans : la sécurité, le développement local, la mobilisation des ressources et la solidarité nationale. Selon lui, c’est grâce à cette synergie d’actions que le Burkina Faso parvient aujourd’hui à jeter les bases de transformations majeures.
La formule de « l’Albinos noir » apparaît alors comme un message d’espérance, une manière de dire au peuple que des réalisations inattendues sont sur le point de voir le jour. Elle constitue également un appel à la patience et à l’unité nationale, car les résultats annoncés devraient être collectifs et bénéfiques pour l’ensemble de la population.
Quoi qu’il en soit, l’expression choisie par le président aura marqué les esprits, tant par sa force symbolique que par le mystère qu’elle entretient. Les prochains mois permettront sans doute de mesurer la portée réelle de cette annonce métaphorique.
Assane BAGAYA / Cosmos Ouaga
















