La capitale burkinabè accueille depuis ce lundi le Forum des acteurs de la gestion durable des ressources naturelles pour la résilience au Sahel. Organisée conjointement par l’Agence belge de coopération internationale (Enabel) et l’Organisation néerlandaise de développement (SNV), cette rencontre de 72 heures réunit décideurs politiques, experts, société civile et partenaires techniques autour d’un enjeu vital : préserver les ressources naturelles menacées du Sahel.
La cérémonie d’ouverture, présidée par le ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, a enregistré la participation de l’ambassadeur de Belgique, Erwin De Wandel, du directeur pays Burkina Faso et Mali de Enabel, Danny Denolf, ainsi que de plusieurs responsables locaux.
Dans son discours, Danny Denolf a rappelé l’urgence de l’action : « Que répondrons-nous à nos enfants dans 20 ans quand ils nous demanderont pourquoi les sols se sont épuisés, pourquoi les forêts ont disparu, pourquoi l’eau est devenue rare ? ». Selon lui, la dégradation accélérée des ressources menace la sécurité alimentaire, l’emploi des jeunes, la paix sociale et la stabilité économique de la région.
Pour sa part, l’ambassadeur de Belgique a insisté sur les défis du Sahel – désertification, pressions démographiques, crises humanitaires – mais aussi sur le potentiel d’initiatives locales qui démontrent qu’il est possible de restaurer les terres et de développer des activités durables.
Ouvrant officiellement les travaux, le secrétaire général du ministère de l’Environnement, Dr Boureima Kouanda, a souligné les efforts déjà engagés par le Burkina Faso, notamment la 7ᵉ Journée Nationale de l’Arbre qui a mobilisé des millions de citoyens pour planter cinq millions d’arbres en une heure.
Panels, ateliers interactifs et échanges d’expériences rythmeront ce forum, dont l’objectif majeur est de renforcer la résilience des communautés sahéliennes face au changement climatique.
La Rédaction / Cosmos Ouaga















