Confédération des États du Sahel : l’avant-projet du parlement confédéral remis au Président Ibrahim Traoré

IB reçoit le texte législatif du parlement de l'AES

Un pas décisif vient d’être franchi dans la construction de la Confédération des États du Sahel (CES). Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a reçu en audience les présidents des parlements du Mali et du Niger, conduits par le Dr Ousmane Bougouma, président de l’Assemblée législative de transition (ALT) du Burkina Faso. Leur mission : remettre officiellement l’avant-projet de texte juridique du futur parlement confédéral.

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Un instrument clé pour l’intégration régionale

Fruit de plusieurs jours de travaux réunissant parlementaires et experts des trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), cet avant-projet marque une étape symbolique. Il vise à doter la Confédération d’un parlement commun, appelé à devenir l’organe représentatif des peuples sahéliens.
Selon Dr Bougouma, le document a été confié au Président Traoré afin qu’il le transmette à ses homologues malien et nigérien pour examen et adoption dans les plus brefs délais. « Notre objectif est clair : permettre la mise en place rapide des sessions du parlement confédéral », a-t-il affirmé à la presse.

Trois instances pour une gouvernance partagée

Dans le cadre du traité fondateur de la Confédération, trois instances ont été envisagées :

  1. Le parlement confédéral, garant de la voix des citoyens ;
  2. Un exécutif confédéral, chargé de l’application des politiques communes ;
  3. Une cour de justice confédérale, garante de l’État de droit et de l’équité entre les États membres.
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Ce dispositif institutionnel vise à renforcer la coopération politique, sécuritaire et économique entre les trois pays, confrontés à des défis similaires : insécurité, pression démographique et besoin d’intégration économique.

Une réponse aux défis sécuritaires et économiques

La création de ce parlement confédéral intervient dans un contexte marqué par le retrait progressif des partenariats traditionnels et la volonté de l’AES d’affirmer son indépendance stratégique. Au-delà du symbole, il s’agit d’un instrument qui pourrait harmoniser les législations, faciliter la circulation des personnes et des biens et promouvoir des politiques régionales concertées en matière de sécurité et de développement.

Une étape vers l’unité sahélienne

L’audience avec le Président Ibrahim Traoré confirme la volonté politique d’avancer rapidement. L’initiative s’inscrit dans une dynamique historique : construire une intégration sahélienne capable de peser sur la scène africaine et internationale. Pour de nombreux observateurs, ce parlement confédéral pourrait devenir le ciment institutionnel de la CES, une union appelée à renforcer la souveraineté des États et à offrir une nouvelle perspective à leurs populations.

La Rédaction / Cosmos Ouaga

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