Bamako, à l’occasion du deuxième Sommet des Chefs d’État de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim Traoré, a livré un discours à forte portée politique et symbolique, marquant une nouvelle étape dans l’affirmation souverainiste des pays membres.
Devant ses homologues et les délégations présentes, le Chef de l’État burkinabè a évoqué l’arrivée d’un « hiver noir » pour ceux qui s’opposent à la souveraineté des peuples du Sahel. Cette déclaration, à la fois métaphorique et dissuasive, a été interprétée comme un message clair adressé aux forces considérées comme hostiles à l’émancipation politique, sécuritaire et économique de la région. Pour le Président Traoré, cette phase marque la fin progressive de l’influence des puissances impérialistes et l’entrée dans une lutte déterminée pour une indépendance réelle.
Le Capitaine Ibrahim Traoré a par ailleurs salué la résilience et le courage des populations du Burkina Faso, du Mali et du Niger, confrontées à de multiples défis sécuritaires et socioéconomiques. « Personne n’aurait cru que vous pouviez supporter ce que vous êtes en train de vivre », a-t-il déclaré, soulignant que cette endurance collective constitue aujourd’hui le socle de la liberté et de la dignité des peuples sahéliens.
Réaffirmant sa vision de la souveraineté, le Président du Faso a insisté sur la nécessité de bâtir l’avenir du Sahel par ses propres « fils et filles ». Il a mis en avant une approche endogène de la lutte contre le terrorisme, condition indispensable, selon lui, pour permettre à l’AES de s’imposer comme un acteur crédible sur la scène internationale et de prendre toute sa « place dans le concert des mondes ».
Enfin, le Chef de l’État a lancé un appel à un renforcement de l’unité entre les trois pays membres, exhortant à consolider la Confédération afin d’en faire un modèle de prospérité, de stabilité et de sécurité partagée. Cette unité, a-t-il souligné, doit s’inscrire loin de toute ingérence extérieure, dans le respect des choix souverains des peuples du Sahel.
✍️ Assane BAGAYA
















