Moscou : Bachar al-Assad, l’ancien président syrien hospitalisé à Moscou après une tentative d’empoisonnement

Depuis la chute de son régime le 8 décembre dernier, Bachar al-Assad vit en exil à Moscou, sous la protection directe du Kremlin. Mais l’ancien chef d’État syrien, déchu après plus de deux décennies de pouvoir, est désormais au centre de nouvelles rumeurs inquiétantes concernant sa santé et sa sécurité.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), Assad a été hospitalisé dans la capitale russe à la fin du mois de septembre, après avoir été victime d’une tentative d’empoisonnement. L’organisation précise que son état est désormais stable, même si seuls son frère, Maher al-Assad, et son ancien collaborateur Mansour Azzam, ont été autorisés à lui rendre visite.

Des fuites sur les réseaux sociaux

L’information avait d’abord circulé sur internet et les réseaux sociaux, avant d’être relayée par des sources proches de l’opposition syrienne. Aucune confirmation officielle n’a été publiée par les autorités russes ou par l’entourage immédiat de l’ancien président.

Selon une source citée par l’OSDH, l’objectif de cette tentative d’assassinat aurait été d’impliquer la Russie dans l’affaire. Une piste qui nourrit de nouvelles spéculations sur les rivalités autour de la présence d’Assad à Moscou.

Ce n’est pas la première fois que l’ancien président syrien serait visé. Dès son arrivée en Russie fin 2024, Assad aurait déjà subi un premier malaise suspect. À l’époque, une chaîne anonyme sur le réseau X (ancien Twitter), « General SVR », affirmait que l’ex-dirigeant s’était plaint de violentes quintes de toux, de difficultés respiratoires et de douleurs abdominales. Des symptômes attribués à une possible intoxication.

Des analyses effectuées après son hospitalisation récente auraient confirmé la thèse d’un empoisonnement. Cependant, les circonstances exactes de l’ingestion du poison restent floues.

Un exil sous haute surveillance

Depuis sa chute, l’ancien « maître de Damas » mène une existence discrète à Moscou. Bien que protégé par les autorités russes, son exil n’échappe pas aux zones d’ombre, ni aux manœuvres politiques et sécuritaires qui entourent son sort.

Pour l’heure, aucune communication officielle n’a été faite par le Kremlin, renforçant le climat de rumeurs et d’incertitudes autour de la santé et de l’avenir de Bachar al-Assad.

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Assane BAGAYA  / Cosmos Ouaga

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