Au Sénégal, les efforts se multiplient pour désamorcer les tensions entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre, Ousmane Sonko. Le désaccord portant sur la direction de la coalition présidentielle, devenu un véritable affrontement politique, a rapidement pris l’ampleur d’une crise au sein de la majorité. Une situation qui pousse désormais chaque acteur du pouvoir à se positionner.
Au cours des dernières 48 heures, plusieurs médiateurs ont tenté de rapprocher les deux dirigeants. Des autorités religieuses mourides, ainsi que des membres des familles respectives du président et du Premier ministre, ont été sollicités, selon différentes sources. Sur les réseaux sociaux, de nombreux appels au calme ont également été relayés. Pour l’instant, aucune avancée tangible n’a été annoncée. « Toutes les tempêtes finissent par s’apaiser », confie un observateur politique proche du dossier.
Dans un climat déjà sensible, un événement du calendrier soulève des interrogations. Alors qu’Ousmane Sonko plaide publiquement pour une réforme en profondeur du système judiciaire afin de le rendre plus indépendant, le président Diomaye Faye a reçu le 14 novembre la présidente du Conseil constitutionnel. Les échanges ont porté sur les futures réformes destinées à « consolider l’État de droit », indique un communiqué officiel.
Cette rencontre est perçue par certains commentateurs comme un message politique adressé au Premier ministre.
Sur le plan économique, les inquiétudes générées par les tensions au sommet de l’État ont conduit le ministère des Finances à réagir. Une lettre adressée aux investisseurs internationaux vise à rassurer sur la volonté du Sénégal de poursuivre ses discussions avec le Fonds monétaire international et de respecter ses engagements en matière de dette.
Ces derniers jours, une certaine prudence — voire méfiance — s’était manifestée sur les marchés financiers, reflétant les inquiétudes face au contexte politique.
✍️ La Rédaction
















