C’est un jour historique pour Israël. La libération des vingt derniers otages encore en vie, après plus de deux ans de captivité dans la bande de Gaza, a suscité une vague d’émotion et de gratitude à travers le pays. Et c’est le président américain Donald Trump qui se trouve au cœur des célébrations, acclamé par les Israéliens comme l’artisan de la paix retrouvée.
Arrivé lundi matin à bord de l’Air Force One, Donald Trump a été accueilli par des milliers de personnes réunies à la Place des Otages à Tel-Aviv. La foule, drapeaux israéliens et américains mêlés, scandait son nom. “Trump, pour moi, c’est l’homme de l’année. Il n’a pas besoin du prix Nobel, ce qu’il a fait est unique”, confie Emmanuelle, une habitante de Tel-Aviv, émue aux larmes.
Dans les rues, les pancartes “Thank you Trump” se multiplient. “Il a été courageux, il a ramené nos otages à la maison. Merci à lui éternellement !”, lance Dana, commerçante, la voix vibrante.

Au Parlement israélien, la Knesset, le président américain a reçu une ovation debout des députés, saluant “un nouveau commencement” dans le livre d’or de l’institution. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président du Parlement Amir Ohana lui ont rendu hommage, rappelant son engagement constant envers Israël. “Au moins, Israël a un ami”, résume Nicholson, un habitant de Jérusalem, en référence à la reconnaissance par Trump de Jérusalem comme “capitale éternelle” lors de son premier mandat.
Tel-Aviv entre joie et recueillement
Sur la Place des Otages, l’émotion est à son comble. Des cris de joie éclatent lorsque les images des premiers otages libérés apparaissent sur un écran géant. On y voit notamment Matan Zangauker, 738 jours après son enlèvement, parler à sa mère.
“C’est surréaliste. Jusqu’à ce que ça se fasse, on n’y croyait plus”, confie Johanna, les yeux embués. “Tous les otages sont enfin sortis de Gaza. Amen !”
Mais la liesse se mêle à la tristesse. Les portraits des 28 otages morts, dont les corps doivent être restitués dans la journée, rappellent les blessures encore vives. “C’est une belle journée, mais aussi un jour de deuil pour les familles et pour les 2 000 victimes de la guerre. Deux ans de folie qui se terminent”, témoigne Ronny Edry, enseignant à Tel-Aviv.
La libération des otages s’inscrit dans le cadre d’un plan de paix négocié sous l’égide de Washington. Selon les autorités israéliennes, 20 otages vivants et 28 dépouilles ont été remis à l’armée dans le cadre du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas. En parallèle, des prisonniers palestiniens doivent être libérés, un point encore source de tension.

Au centre des discussions, Donald Trump s’impose comme le médiateur clé entre les deux parties. Un “sommet de la paix” doit d’ailleurs se tenir dans les jours à venir à Charm el-Cheikh, en Égypte, sous sa présidence, en présence d’Abdel Fattah al-Sissi, Benjamin Netanyahu et Emmanuel Macron. “La paix devient possible pour Israël, Gaza et toute la région”, a salué le président français sur X.
Un symbole fort à Tel-Aviv
En fin de journée, un gigantesque portrait de Donald Trump accompagné d’un “Thank You” géant et du drapeau israélien a été dévoilé sur une plage de Tel-Aviv. Un hommage à celui que beaucoup considèrent désormais comme “le président de la paix”.
Dans les tribunes de la Knesset, les casquettes orange portant l’inscription “Trump, le président de la paix” se multipliaient, symbole d’une reconnaissance rare pour un dirigeant étranger.
“Trump a tracé un chemin d’espérance”, estime un député israélien. “Il restera dans l’histoire comme celui qui a rendu possible ce que personne n’osait imaginer : la fin d’une guerre, le retour des otages et la promesse d’un nouvel avenir.”
Une journée historique en chiffres :
20 otages israéliens libérés vivants.
28 corps d’otages rendus à Israël.
738 jours de captivité pour le plus ancien otage, Matan Zangauker.
2 000 morts recensés depuis le début du conflit.
1 visite présidentielle qui pourrait redessiner la carte de la paix au Proche-Orient.
✍️ Assane BAGAYA / Cosmos Ouaga
















