Affaire du vol des joyaux du Louvre : deux suspects reconnaissent partiellement les faits

Deux hommes ont « partiellement admis » leur implication dans le vol audacieux des joyaux de la Couronne de France, survenu en plein jour au Louvre la semaine dernière, a annoncé mercredi la procureure de la République de Paris, Laure Beccuau. Aucun des objets volés n’a encore été retrouvé.

Selon les autorités, les deux suspects — un Algérien de 34 ans interpellé à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle muni d’un billet aller simple pour l’Algérie, et un Français de 39 ans interpellé à son domicile après que son ADN a été relevé sur des fragments de verre au musée — ont pénétré dans la galerie Galerie d’Apollo via un monte-meubles fixé à un camion, brisant une fenêtre du deuxième étage. Dans cette salle d’exposition prestigieuse, ils ont dérobé diadèmes, colliers, boucles d’oreilles : des bijoux incrustés de diamants, pierres précieuses et perles ayant appartenu à la royauté française. Au moins deux autres complices sont encore en fuite.

La valeur estimée des objets volés atteint environ 88 millions d’euros (soit environ 102 millions de dollars).  Bien que la couronne de l’impératrice Eugénie de Montijo ait été abandonnée et retrouvée endommagée à proximité du musée, la majorité des pièces restent introuvables.

Lors de la conférence de presse, la procureure Beccuau a déclaré : « Je garde espoir qu’ils seront retrouvés et pourront être restitués au Louvre et à la nation. » Pendant ce temps, les responsables du musée et les autorités policières mettent en lumière des failles importantes dans le dispositif de surveillance et la sécurité du musée. Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a ainsi reconnu que si le musée disposait de quelque 1 300 caméras, « toutes ne sont pas numériques ».

Des scellés ont été apposés sur la Galerie d’Apollo. Les enquêteurs ont relevé entre autres les traces d’ADN sur des fragments de verre provenant de la fenêtre fracturée, ainsi que divers outils abandonnés par les cambrioleurs.

Ce vol s’inscrit dans la longue histoire des symboles de la royauté française : les Joyaux de la Couronne de France, qui comprennent couronnes, sceptres, diadèmes et autres parures, étaient porteurs de l’autorité des rois et empereurs depuis 752 jusqu’au XIXᵉ siècle.

La Galerie d’Apollo du Louvre abrite aujourd’hui les pièces restantes de ce patrimoine. Le 19 octobre 2025, des voleurs ont exécuté une opération éclair — moins de 8 minutes, selon les autorités — pour s’emparer de huit objets au minimum.  Bien que ces pièces aient une valeur marchande déjà élevée, c’est leur valeur patrimoniale et symbolique qui inquiète le plus : leur perte ou leur destruction représenterait un « préjudice historique » selon les mots du procureur.

Publicité
A lire aussi :  Situation critique à la centrale nucléaire de Zaporijia : la plus longue panne d’alimentation de secours suscite l’inquiétude

La Rédaction  / Cosmos Ouaga

LAISSER UN COMMENTAIRE

Abonnez-vous et soyez les premiers à recevoir nos articles