Les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) – le Burkina Faso, le Mali et le Niger – ont franchi une nouvelle étape dans l’intégration de leurs systèmes de télécommunications avec la signature, le 21 novembre 2025 à Ouagadougou, d’un accord tripartite portant sur la coordination des fréquences aux frontières. Ce texte vient s’ajouter à celui relatif au free roaming, signé le même jour.
La cérémonie a été présidée par la ministre burkinabè en charge des communications électroniques, Dr Aminata Zerbo/Sabane, représentant ses homologues nigérien et malien. L’objectif de cet accord est clair : prévenir les interférences et améliorer la qualité des communications dans les zones frontalières.
Prenant la parole au nom des trois pays, le directeur général de l’Autorité nigérienne de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), colonel Idrissa Chaibou, a salué « la vision des présidents de l’AES », inscrite dans une dynamique de souveraineté et de maîtrise des infrastructures stratégiques.
Selon lui, il s’agit du deuxième accord du genre entre les trois États. Il prévoit notamment des mécanismes techniques destinés à éviter les brouillages et interférences sur une bande de 15 kilomètres de part et d’autre des frontières.
Outre la prévention des perturbations, ce cadre réglementaire vise également à optimiser la gestion des fréquences et à garantir une meilleure qualité de service pour les populations vivant dans ces zones sensibles.
En définitive, cet accord signé à Ouagadougou constitue une avancée majeure pour les trois pays du Sahel. Il renforce la coopération technique en matière de télécommunications et promet une utilisation plus efficace et plus harmonisée des réseaux au bénéfice des usagers.
✍️ La Rédaction
















