Affaire Ferme Onésime : Idrissa Nassa apporte sa version des faits

Nassa contre ferme onésime

Le 16 septembre 2025, M. Djiguimdé de la ferme Onésime faisait une sortie sur les réseaux sociaux sur un différend financier avec le PDG de Coris Bank. L’homme d’affaires burkinabè Idrissa Nassa a livré sa version des faits, ce 28 septembre, à travers une publication sur sa page Facebook. Dans ce texte, il rejette les accusations portées contre lui et affirme avoir toujours agi dans un esprit d’accompagnement des jeunes entrepreneurs.

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Une mise au point face aux vidéos circulant en ligne

Depuis quelques jours, des vidéos circulent sur les réseaux sociaux accusant M. Nassa d’impayés portant sur un montant de trois millions de francs CFA. L’homme d’affaires considère ces publications comme des tentatives de nuire à son image et assure que les opérations bancaires évoquées ont été mal présentées.

Il précise qu’aucune transaction de 12, 20 ou 30 millions de francs CFA n’a jamais eu lieu entre M. Djiguimdè, responsable de la ferme Onésime, et la banque. Selon lui, la plus importante opération effectuée reste un découvert bancaire de cinq millions de francs CFA, accordé en 2020 pour soutenir le développement de l’entreprise de son interlocuteur. Toutes les transactions, dit-il, sont « disponibles et vérifiables » et ont été fournies à l’avocat de M. Djiguimdè à sa demande.

Le rappel d’un accompagnement initié en 2020

Dans sa publication, Idrissa Nassa revient sur les origines de sa relation avec M. Djiguimdè. Il explique l’avoir rencontré en janvier 2020 et décidé de le soutenir dans ses initiatives entrepreneuriales. Cet accompagnement aurait pris plusieurs formes : facilités bancaires, commandes de formations et de matériels, ainsi que des opportunités de partage d’expérience avec de jeunes ruraux.

Il affirme également avoir soutenu la ferme Onésime pendant la période difficile de la pandémie de Covid-19 en commandant notamment des dispositifs de lave-mains artisanaux.

Des accusations jugées infondées

M. Nassa se dit surpris de voir ces accusations émerger « cinq ans après la première rencontre » et « deux ans après la clôture du compte bancaire » de son protégé. Il estime que la démarche de M. Djiguimdè vise à « porter atteinte à [son] image » et évoque une tentative d’extorsion d’un montant de 100 millions de francs CFA.

Il affirme par ailleurs n’avoir jamais été officiellement saisi d’une quelconque réclamation de la part de M. Djiguimdè et dit n’avoir mandaté personne pour négocier en son nom.

Un appel aux jeunes entrepreneurs

Malgré cette affaire, Idrissa Nassa dit rester engagé auprès des jeunes porteurs de projets. Il appelle toutefois à une utilisation responsable des réseaux sociaux, qu’il considère comme des outils précieux pour la promotion des initiatives économiques, mais qui peuvent aussi être détournés à des fins nuisibles.

« Cet acte isolé n’entamera en rien ma détermination à accompagner et conseiller ceux qui le méritent », conclut-il.

Assane BAGAYA / Cosmos Ouaga

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