Booba enflamme Paris : un spectacle monumental pour célébrer 30 ans de carrière

Le vendredi soir, Booba a donné le premier de ses trois concerts à Paris La Défense Arena, la plus grande salle d’Europe, devant près de 40 000 spectateurs enthousiastes. Avec son nouveau spectacle Nemesis, le rappeur de 48 ans a offert une performance monumentale, mêlant tubes cultes, mise en scène spectaculaire et moments d’émotion, confirmant son statut de figure incontournable du rap français.

Dès l’ouverture des portes à 18 heures, l’effervescence était palpable. Le public, composé de trentenaires et quadragénaires nostalgiques de Temps mort ou Panthéon, mais aussi de jeunes fans découvrant le Duc de Boulogne, se pressait dans la salle. Pour chauffer l’ambiance, le trio Couvre Feu Sound System — Jacky Brown, DJ Phaxx et Lord Issa — a assuré un set intergénérationnel, mixant classiques du rap français et sons contemporains.

À 21 heures, les lumières s’éteignent et un speaker annonce avec ferveur : « Le boss, c’est lui. 30 ans de règne. Zéro compromis. Ce soir, ce n’est pas un concert : c’est une prise de pouvoir ». Soudain, Booba apparaît, drapé dans une cape rouge et un plastron doré, tel un gladiateur surplombant l’arène, avant d’entamer A.C Milan. Une entrée impériale qui a immédiatement électrisé la salle.

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Une pluie de tubes et une scénographie XXL

La setlist, pensée pour retracer trois décennies de carrière, enchaîne les classiques : Attila, Friday, Paradis, Tombé pour elle, Sale Mood avec Bramsito, et Au bout de mes rêves avec le groupe Trade Union. La mise en scène, impressionnante, comprend un écran géant de 1 500 m², flammes, pyrotechnie et jeux de lumière, créant une véritable expérience visuelle et sonore pour le public.

Booba multiplie les passages sur différentes scènes, allant au plus près de la foule, pour interpréter des titres comme Jour de paie, Trône, Pitbull ou Numéro 10, offrant ainsi des moments de proximité uniques.

Après plus d’une heure et demie de show, le rappeur prend un temps pour présenter ses jeunes protégés Chaax et Keman lors d’un segment spécial 92i. Suivent un intermède électro et des performances de Wesh Morray, Validée, Scarface ou Bridjahting, qui dynamisent de nouveau la salle, malgré un petit creux d’énergie pendant l’interlude.

La fin du concert, accompagnée par un orchestre pour réinterpréter des morceaux comme Comme une étoile ou 92i Veyron, apporte une touche émotionnelle à la soirée. Le Duc de Boulogne conclut avec Dolce Camara, interprété à trois reprises, rappelant pourquoi il reste un monument du rap français.

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Un show mémorable malgré quelques absences

Si l’énergie et la scénographie étaient au rendez-vous, l’absence de certains invités comme SDM a laissé un léger goût d’inachevé. Néanmoins, Booba a une nouvelle fois démontré son aptitude à captiver des milliers de spectateurs et à imposer son style, entre puissance et émotion.

Paris La Défense Arena a vibré vendredi soir au rythme de Booba, pour un spectacle qui restera gravé dans les mémoires des fans et rappelle que le Duc de Boulogne règne toujours sur le rap français.

✍️ Assane BAGAYA  / Cosmos Ouaga

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