Au Burkina Faso, le digital devient peu à peu un moteur essentiel de résilience économique. En janvier 2025, selon le rapport Digital Report 2025 de “We Are Social” et Meltwater, le pays compte 5,75 millions d’utilisateurs Internet actifs, soit environ 24,2 % de la population. La téléphonie mobile, très répandue, atteint une pénétration de 118 %, car beaucoup de personnes utilisent plusieurs cartes SIM.
Un des éléments clés de cette transformation est l’essor rapide du Mobile Money. Entre 2020 et 2023, l’adoption des comptes Mobile Money en Afrique a augmenté de 52 %, avec une croissance soutenue des comptes actifs sur 30 jours. Localement, ces services financés via téléphone permettent aux populations non bancarisées, notamment rurales, de faire des paiements, envoyer de l’argent ou acheter des biens sans avoir besoin d’une banque traditionnelle.
Le e-commerce également prend son essor. Un rapport indique que le chiffre d’affaires du commerce électronique en Afrique devrait atteindre 59,18 milliards de dollars en 2027, porté par la transition numérique, l’augmentation des plateformes offertes et le nombre croissant d’acheteurs en ligne. Au Burkina, bien que les habitudes d’achat en ligne soient encore modérées, des progrès sont enregistrés : les services de paiement digital, les comptes mobiles utilisés pour les achats, et la disponibilité d’internet haut débit (3G/4G) favorisent ce développement.
Cependant, des obstacles persistent : faible pénétration d’internet dans certaines zones rurales, coût élevé des données, logistique de livraison difficile, et confiance limitée dans les paiements en ligne. Pour renforcer cette résilience, il est crucial que les politiques publiques favorisent un accès internet plus abordable, la formation aux compétences numériques, et un cadre réglementaire sécurisé pour les transactions digitales.
La Rédaction / Cosmos Ouaga
















