Une enquête aurait été menée par un média burkinabè sur plusieurs semaines sur une affaire d’une tentative de déstabilisation visant le groupe EBOMAF et son fondateur, l’homme d’affaires Mahamadou Bonkoungou. Selon les éléments recueillis, des acteurs économiques auraient cherché à financer une campagne médiatique destinée à porter atteinte à la réputation du groupe, présent au Burkina Faso et dans plusieurs pays de la sous-région.
Un contact suspect à l’origine de l’enquête
L’investigation aurait débuté après l’approche d’un journaliste anonyme affirmant détenir un dossier compromettant concernant Mahamadou Bonkoungou. Selon la rédaction à l’origine de l’enquête, cet interlocuteur aurait proposé une rémunération pour obtenir la diffusion d’informations défavorables au sujet d’EBOMAF.
Face à cette démarche jugée inhabituelle, la rédaction affirme avoir décidé d’approfondir les vérifications.
Dans le cadre de cette investigation, un journaliste aurait été mandaté pour infiltrer le réseau mentionné. L’équipe d’enquête indique avoir découvert l’implication possible d’intermédiaires cherchant à convaincre certains médias en ligne de relayer des contenus négatifs non vérifiés sur le groupe EBOMAF.
Selon ces mêmes sources, un opérateur économique burkinabè de premier plan serait présenté comme le principal instigateur de cette démarche. Son identité n’a pas été révélée et l’enquête en cours n’a, pour l’heure, pas permis de confirmer officiellement ce rôle présumé.
Des allégations jugées non fondées
Le dossier initialement présenté comme “accablant” contiendrait, selon l’équipe d’enquête, des affirmations non étayées. Aucun élément matériel solide n’aurait été fourni pour appuyer les accusations visant l’entreprise ou son fondateur.
Des analystes contactés indiquent que ce type de situation, s’il était avéré, pourrait traduire des tensions économiques ou des rivalités entre acteurs du secteur privé.
Plusieurs questions demeurent, notamment :
> Quelles seraient les motivations exactes des acteurs présumés impliqués ?
> Quel rôle certains médias auraient-ils pu jouer dans la diffusion éventuelle d’informations non vérifiées ?
> Quels pourraient être les impacts sur l’image du Burkina Faso et sur la concurrence économique nationale ?
Aucune conclusion définitive ne peut être établie à ce stade, l’enquête poursuivant son cours.
Contacté par la rédaction à l’origine des révélations, le groupe EBOMAF n’a pour l’instant pas répondu aux sollicitations. Toutefois, des sources proches de l’entreprise estiment que les faits évoqués relèvent de “manœuvres visant à porter atteinte à sa réputation”.
Une demande d’éclaircissement a également été adressée au service de communication du groupe. Ses réponses, lorsqu’elles parviendront, devraient permettre d’apporter davantage d’éléments au débat.
L’affaire met en lumière la possibilité d’une tentative organisée de discrédit ciblant une grande entreprise burkinabè. Si les faits rapportés restent en cours de vérification, ils soulèvent des enjeux plus larges concernant l’éthique dans le milieu médiatique et les relations entre acteurs économiques.
L’enquête se poursuit, et de nouvelles informations pourraient être publiées dans les jours à venir.
✍️ La Rédaction / Cosmos Ouaga
















