Un fait divers glaçant survenu à Lleida, en Catalogne, ébranle l’opinion publique espagnole. Un père de famille d’une quarantaine d’années a été interpellé dimanche matin pour le viol présumé de sa propre fille, âgée de 21 ans, en pleine voie publique et sous les yeux de son fils de huit ans.
Derrière cette tragédie se cache une réalité encore trop souvent passée sous silence : les violences sexuelles au sein des familles.
Un drame insoutenable en pleine ville
Il était environ 3 heures du matin, dans la nuit du samedi 4 au dimanche 5 octobre, lorsque la police municipale de Lleida, en patrouille dans le quartier de Pardinyes, a fait une découverte bouleversante.
Sur la place de la Llotja, les agents surprennent un homme en plein rapport sexuel avec une jeune femme. En procédant au contrôle d’identité, ils découvrent avec stupéfaction qu’il s’agit d’un père et de sa fille.
Sous le choc, la jeune femme confie avoir été contrainte par son père, précisant que ce n’était pas la première fois.
L’horreur ne s’arrête pas là. Les policiers découvrent également la présence d’un petit garçon de huit ans, témoin impuissant de la scène. Il s’agit du fils cadet du mis en cause, et donc du frère de la victime.
L’homme a été immédiatement arrêté, la jeune femme transportée à l’hôpital Arnau de Vilanova pour des examens, tandis que le petit garçon a été confié à sa mère.
Selon le maire de Lleida, Félix Larrossa, cité par La Vanguardia, « l’affaire fait l’objet d’une enquête, car les déclarations de la victime indiquent que ce n’était pas la première fois ».
La police catalane, les Mossos d’Esquadra, est désormais chargée de déterminer si d’autres agressions ont eu lieu par le passé.
Briser le silence, protéger les victimes
Ce drame vient rappeler l’urgence de briser le silence autour des violences intrafamiliales. En Espagne comme en Afrique ou partout ailleurs dans le monde, les victimes de viols ou d’incestes hésitent encore à parler, souvent par peur, honte ou dépendance affective.
Pourtant, chaque silence nourrit l’impunité. Et chaque témoin passif devient, malgré lui, complice de la souffrance.
Les associations de défense des droits des femmes et des enfants appellent à renforcer la prévention, l’écoute et la protection des victimes, notamment par des cellules d’accueil psychologique et des campagnes d’éducation dès le plus jeune âge.
Un message pour tous
Derrière ce fait divers atroce, il faut voir un appel à la conscience collective : les violences sexuelles ne sont pas une affaire privée. Elles détruisent des vies, brisent des familles et marquent des générations.
En parler, c’est déjà commencer à lutter.
Assane BAGAYA / Cosmos Ouaga
















