Ferme Onésime Burkina : le témoignage accablant d’un promoteur sur un partenariat qui tourne au cauchemar

Ferme onesime

Monsieur Djiguimdé, promoteur de la Ferme Onésime Burkina, a livré un témoignage poignant sur les difficultés financières et administratives rencontrées depuis sa collaboration avec Monsieur Nassa et la banque Coris Bank. Dans une vidéo devenue virale, publiée hier mardi 16 septembre 2025 , il dénonce un enchaînement de problèmes qui auraient profondément fragilisé sa jeune entreprise.

Publicité

Selon Monsieur Djiguimdé, la rencontre avec Monsieur Nassa, perçu initialement comme un mentor et un soutien, aurait été le point de départ d’une série de complications. En décembre 2019, le promoteur a été contacté par le biais du secrétariat de Monsieur Nassa pour une réunion qui s’est tenue dans une ambiance chaleureuse et cordiale. Enthousiasmé par l’opportunité, Djiguimdé a alors commencé à collaborer avec Nassa, notamment pour former un groupe de près de 100 personnes à Saaba sur des techniques d’élevage et d’agriculture.

Lors de cette formation, Monsieur Nassa avait promis un accompagnement matériel : couveuses, équipements d’élevage et œufs. La ferme a alors lancé un projet évalué à près de 30 à 35 millions de francs CFA, financé en partie par des avances de Nassa. Cependant, les promesses d’accompagnement n’auraient pas été tenues, laissant la ferme avec du matériel qu’elle ne pouvait vendre et un compte bancaire débiteur transformé par Coris Bank en découvert de 12 millions de francs CFA.

A lire aussi :  Commande publique au Burkina : plus de 4 400 marchés conclus pour 616 milliards FCFA en 2024

« Si nous n’avions pas eu Monsieur Nassa sur notre route, la ferme Onésime serait encore plus loin que maintenant », confie Djiguimdé. Selon lui, cette situation a plongé son entreprise dans des difficultés financières extrêmes, en particulier au début de la pandémie de COVID-19. Les tentatives de contacter Monsieur Nassa pour résoudre le problème seraient restées sans réponse, aggravant le stress et la pression sur la petite entreprise.

La situation a atteint un point critique avec la proposition d’un prêt de 20 millions de francs CFA destiné à rembourser le découvert. Mais selon Djiguimdé, les conditions de remboursement étaient désavantageuses, exigeant de rembourser 30 millions pour un prêt de 20 millions, une charge jugée insoutenable pour une petite structure. « Sincèrement, nous avons refusé ce prêt », affirme-t-il.

Entre 2021 et 2023, la Ferme Onésime aurait subi des relances incessantes de la part de Coris Bank, recevant régulièrement des notifications de paiement avec des délais stricts. Le promoteur raconte que la pression était telle qu’elle aurait nécessité « une grande force pour la supporter ».

Face à ce qu’il décrit comme une injustice, Djiguimdé a décidé de confier son dossier à un avocat de confiance, espérant obtenir justice. L’avocat a demandé les états de compte à Coris Bank et a confirmé que l’affaire concernait principalement un différend commercial entre la ferme et Monsieur Nassa, et non avec la banque elle-même.

A lire aussi :  Burkina Faso : le Capitaine Ibrahim Traoré appelle les femmes à devenir des actrices majeures de l’unité africaine

Malgré ce recours juridique, le promoteur reste prudent et choisit désormais de confier son combat à Dieu, déclarant : « C’est l’éternel des armées le seul avocat qui n’est pas corruptible, le seul qui va nous défendre jusqu’à la fin ». Il précise également que la vidéo vise à sensibiliser le public sur les défis auxquels les petites entreprises peuvent être confrontées, notamment lorsqu’elles dépendent de partenaires puissants et influents.

Le témoignage met en lumière les fragilités du tissu entrepreneurial au Burkina Faso, où la confiance en un partenaire peut rapidement se transformer en un piège financier pour les jeunes entreprises. Djiguimdé espère que son récit servira de leçon et encouragera les entrepreneurs à être prudents dans leurs collaborations, tout en alertant le public sur les pratiques qui peuvent mettre en péril la survie des petites structures.

À travers cette vidéo, le promoteur de la Ferme Onésime Burkina dévoile les coulisses d’un partenariat qui s’annonçait prometteur mais qui s’est transformé en une véritable épreuve, soulignant les difficultés systémiques auxquelles font face les petites entreprises au Burkina Faso. Nous reviendrons ultérieurement sur la version de Monsieur Idrissa Nassa et celle de Coris Bank afin de donner une vision complète de cette affaire.

Assane BAGAYA / Cosmos Ouaga

LAISSER UN COMMENTAIRE

Abonnez-vous et soyez les premiers à recevoir nos articles