À partir d’octobre 2026, les utilisateurs de Snapchat devront mettre la main au portefeuille pour conserver leurs souvenirs numériques. Le réseau social au fantôme a annoncé, vendredi 26 septembre, que le stockage gratuit des Memories sera limité à 5 Go. Au-delà, un abonnement payant sera nécessaire.
Lancé en 2016, le service Memories permet aux internautes d’archiver photos et vidéos directement dans l’application. Au fil du temps, certains utilisateurs en ont fait une véritable photothèque, stockant parfois des centaines de gigaoctets de données. Un usage qui pousse la plateforme à mobiliser toujours plus de serveurs, entraînant des coûts importants.
« Il n’est jamais facile de passer d’un service gratuit à un service payant, mais nous espérons que la valeur que nous apportons avec Memories vaut le coup », a expliqué l’entreprise, affirmant vouloir continuer à investir dans l’amélioration du service.
Les formules proposées
Snapchat, qui revendique 450 millions d’utilisateurs actifs dans le monde, adoptera un modèle similaire à iCloud ou Google Drive. Trois formules seront disponibles :
> 100 Go pour 1,99 $/mois
> 250 Go avec Snapchat+ pour 3,99 €/mois
> 5 To via l’offre Platinum pour 15,99 €/mois
Les utilisateurs conserveront 5 Go gratuits. Au-delà, ils bénéficieront d’un délai de 12 mois pour sauvegarder leurs données ou souscrire à l’une des offres.
Comment conserver ses photos sans payer ?
Bonne nouvelle pour ceux qui ne souhaitent pas s’abonner : Snapchat propose une alternative. Les internautes pourront télécharger l’intégralité de leurs Memories directement depuis leur compte. Il suffira de se rendre sur le site accounts.snapchat.com, puis dans la section « Mes données », afin d’exporter photos, vidéos, médias de discussion et stories partagées.
Une décision qui pourrait faire débat
Cette évolution marque une rupture pour Snapchat, longtemps perçu comme un réseau basé sur la gratuité et la spontanéité. Reste à savoir si les utilisateurs accepteront de payer pour conserver leurs souvenirs, ou s’ils préféreront migrer leurs archives vers d’autres services de stockage.
Assane BAGAYA / Cosmos Ouaga
















